Jeudi, 17 Février 2011 10:41
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Wade et le monde arabe : Pourquoi la dévolution monarchique ne passera pas

 

Le président de la république du Sénégal, Abdoulaye Wade est accusé par les observateurs de nourrir un projet d’être succédé par son fils, KARIM. WADE est ami du monde arabe. Il perd de plus en plus le repère du fait que le système politique du Moyen Orient a atteint ses limites. Cette région est vacillée par l’ouragan de la démocratie qui souffle sur le Maghreb. Ces manifestations entraînent un échec des régimes à longue durée et de dévolution monarchique.


 

Les intellectuels du Sénégal et même certains ambassadeurs ont très tôt compris le jeu de Wade. Élu aux élections depuis l’an 2000 et renouvelé en 2007, il dit qu’il ne se présentera plus. Mais à la veille des élections locales de 2009 il est reçu à L’Elysée par le président de la France NICOLAS SARKOZY auquel il avoue son intention de se faire succéder par son fils selon nos confrères de la Gazette. Le premier plan fit la mairie de Dakar en créant la génération du concret composée d’un groupe de jeunes inexpérimentés. Les conséquences furent néfastes pour le parti démocratique sénégalais (P.D.S.) parce qu’il a connu une hémorragie. Le peuple a voté contre KARIM. Et l’humiliation fut grande, le père ABDOULAYE, la mère VIVIANE et leur fils ont été tous battus dans leurs bureaux de vote.

La famille au cœur du pouvoir

Le président de la république s’est penché plus sur les pétrodollars depuis son arrivée au pouvoir. C’est dans un tel contexte qu’il envoya son fils auprès des princes arabes pour obtenir de l’argent afin de financer la tenue du sommet de l’O.C.I. (Organisation de la Conférence Islamique). Son fils, neutre dans toute action politique jusqu’ en 2000 prétexte l’appel du président pour le retour des cadres au bercail afin de s’installer au palais. D’abord conseil du président de la république, puis président du conseil de surveillance de l’O.C.I. il occupe un super ministère. Il (KARIM) est á la fois ministre d’Etat, ministre des infrastructures, ministre des transports aériens, ministre de la coopération internationale et ministre de l’Energie. C’est l’homme fort du régime de WADE. Sa convocation à l’assemblée nationale par le président du parlement d’alors, MACKY SALL, a été un pire tournant de la politique sénégalaise. Macky paye une lourde tribu parce qu’il fut poussé à la porte, donc il quitta le parti. La leçon est claire : qui attaque le fils du président cogne le président. Selon le père, son fils est la seule personne capable de gérer un portefeuille ministériel aussi lourd.

Apres le fils, c’est la fille qui suit les traces de son frère. Après le sommet du fils c’est le festival de la fille. Restée en dehors de toute action médiatique, Sindjeli est devenu une grande amoureuse du sport au lendemain de l’alternance. Son apport fut important dans la délégation sénégalaise de football du mondial de 2002. Elle soutient les disciplines sportives et participe aux courses automobiles. La petite sœur de Karim est nommée délégué spéciale du FESMAN (Festival Mondial des Arts Négres). En effet la fille du président est au centre du dispositif, tel le dénonce le magazine weekend. Conseillère spéciale de son père, Sindjeli est la maitresse d’œuvre. Les neveux de WADE entrent dans la danse. DOUDOU WADE est le président du groupe libéral. Ce groupe représente la majorité présidentielle à l’assemblée nationale. Son neveu LAMINE FAYE est son garde du corps.

La gestion familiale du pouvoir au Moyen Orient apparait d’une pure forme au Sénégal. Les critiques deviennent de plus en plus acerbes à sa gestion. Même les faucons dont PAPE SAMBA MBOUP et FARBA SENGHOR connus comme étant les fervents défenseurs de Wade et de sa famille sont devenus d’un coup muet. Le président n’a pas préparé son successeur dans le parti. Ceci entraine une cacophonie et une guerre de positionnement sans merci entre des camarades. La fin s’approche et devient de plus en plus triste. Idrissa SECK son ancien mentor a perdu beaucoup sa crédibilité. Faisant référence au Moyen-Orient, symbole de régime autoritaire, la succession monarchique est devenue un mal qui est à combattre. Ces régimes vacillent. Les chefs d’Etats qui ont longtemps duré au pouvoir ainsi que ceux qui veulent être succédés par leur fils ont pris marche arrière. Les Etats Unis d’Amérique ont pris le devant en soutenant les populations. La France a eu l’expérience de la révolution jasmin en Tunisie. (NDL Michel Elliot MARIE a fait un voyage en Tunisie á la veille de la révolution. La chef de la diplomatie française est même accusée d’avoir voulu soutenir le régime autoritaire). Elle (France) essaie de rattraper le temps perdu. Snobé par les populations arabes et du monde pour avoir voulu soutenir le dictateur tunisien, BEN ALI, la diplomatie française rectifie le tir. La dévolution monarchique est de moins en moins sûre parce que les données politiques ont commencé à changer.

BAKHOUM ANDRE

 

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Dernière modification le Jeudi, 17 Février 2011 11:17
Marcellin Diallo

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